Contribuez au projet d'interconnexion électrique France - Espagne par le Golfe de Gascogne

Photo océan

Cette plateforme de concertation est ouverte du 4 octobre au 18 janvier. Elle vous permet de poser vos questions et d'obtenir une réponse de la part du maitre d'ouvrage, RTE. L'adresse email que vous saisissez dans le formulaire n'apparaitra pas néanmoins l'intégralité de votre message sera public. Toute question une fois modérée sera visible par tous et anonyme, la réponse sera de même visible par tous sur cette même plateforme. Si vous souhaitez contacter le garant en toute confidentialité, vous pourrez le contacter par courriel : walter.acchiardi@garant-cndp.fr ou à l'adresse suivante

Commission nationale de débat public / CNDP

à l'attention de Monsieur Walter Acchiardi, garant

244, boulevard Saint Germain - 75007 Paris

  Contributions :

Date : 06/11/2017

Comme dans ma contribution du 2 nov la pièce jointe n'apparait pas, j'imagine que j'ai du oublié de la joindre. La voici donc

Pièces Jointes : 1509965638_Réponse du CADE à la réponse de RTE.pdf

Réponse RTE : Bonjour,

Vous trouverez ci-dessous un lien vers un document rédigé par RTE visant à répondre à votre contribution.

Cordialement,
RTE

http://www.golfe-de-gascogne.fr/media/reponses_rte_au_cade_06-11-2017.pdf


Date : 05/11/2017

Bonjour
Ne vaudrait il pas mieux dépenser ces millions d'euros dans la réhabilitation des bâtiments d'habitation et tertiaire qui consomment bcp d'énergie ?
Réponse RTE : Bonjour,

Réhabiliter le bâti par des actions appropriées pour en maîtriser les consommations n'exclut donc pas le besoin d'adapter le réseau électrique.

En effet, toute étude de développement d'une nouvelle infrastructure électrique repose sur une analyse détaillée des prévisions de consommation aux horizons auxquels l'infrastructure serait susceptible d'être exploitée. Golfe de Gascogne n'échappe pas à cette règle.
 
L'opportunité de développer cette nouvelle interconnexion a été étudiée dans le cadre d'une étude à la maille européenne qui examine les besoins en développement des réseaux d'interconnexion entre les différents pays de l'Union à l'horizon d'une dizaine d'années, RTE ayant pris toute sa part à cette étude. Les futurs possibles y sont décrits au travers de 4 visions différenciées en matière d'évolution de la consommation et de la production.
 
On observe que c'est dans le scénario (Vision 4 du TYNDP 2016) qui retient les hypothèses les plus fortes en matière d'amélioration de l'efficacité énergétique pour les usages de l'électricité (en intégrant implicitement les mesures prises pour réduire la facture énergétique des bâtiments (isolation de l'existant et normes plus strictes pour la construction du neuf), que le projet Golfe de Gascogne s'avère le plus pertinent.

Cordialement,
RTE  

Date : 05/11/2017

Un bref état des lieux sur la production et la consommation énergétique associé à une brève projection sur la prochaine décennie, afin de montrer à quel point ce projet nous parait hors-sol.

La consommation d'énergie électrique du résidentiel et du tertiaire cumulés est proche de 70% de la consommation globale annuelle. Ce sont les chiffres produits par RTE dans ses propres rapports d'activité annuels.
Or, récemment, lors d'une interview le PDG du groupe EDF, M. LEVY, constataient que quelques dizaines de milliers de particuliers étaient devenus producteurs d'électricité photovoltaïque en mode autoconsommation, et que dans quelques années il pensait que ce chiffre pourrait s'élever à quelques centaines de milliers, voire même à 5 ou 6 millions d'auto-producteurs d'électricité d'ici 2025.
Dans son ouvrage « La 3ème révolution industrielle » (ou comment le pouvoir latéral va transformer l'énergie...), Jérémy Rifkin ne s'y était pas trompé. La décroissance énergétique et la relocalisation de la production d'énergie électrique sont aujourd'hui en marche et il semble que rien ne pourra les arrêter. Ce même Jérémy Rifkin dans une interview de Télérama publiée le 18 septembre 2014 répondait ceci à la question d'un journaliste :
« La société occidentale - aujourd'hui attachée à un modèle vertical et hiérarchique - peut-elle s'adapter rapidement à ce modèle « horizontal » ?
Certains s'y mettent, en particulier dans le domaine de l'énergie. Et mieux vaut ne pas trop tarder. Car, comme je l'ai dit aux cinq plus gros groupes énergétiques allemands devant la chancelière Angela Merkel, et aux dirigeants d'EDF : « vous allez changer de métier ». Quand des millions d'individus produiront leur propre énergie gratuitement et l'échangeront sur Internet, ne comptez pas gagner de l'argent en fabriquant du courant électrique... »
Aujourd'hui, nous avons amorcé l'inversion de la courbe de croissance de la consommation énergétique (pour de vrai cette fois-ci pas comme pour celle du chômage...). Cette décroissance va s'accentuer dans les prochaines années pour les raisons suivantes :
- Celle invoquée par M. LEVY qui concerne le développement fulgurant et prévisible des auto-producteurs d'énergie en mode auto-consommation.
- Les budgets de plus en plus conséquents alloués aux collectivités territoriales pour renforcer l'isolation thermique des bâtiments qui, pour bon nombre d'entre eux, sont de véritables passoires énergétiques.
- Les normes énergétiques relatives au bâtiment (RT2012 aujourd'hui) qui vont se durcir avec l'arrivée de la RT2020 (les maisons passives). Des maisons qui produiront plus d'énergie qu'elles n'en consomment.
- Le nombre croissant d'associations, de collectifs qui s'impliquent au niveau local, départemental et régional dans une démarche de décroissance énergétique en s'appuyant sur le vrai scénario Négawatt en respectant scrupuleusement la chronologie Sobriété, Efficacité et Energies Renouvelables qu'impose ce scénario, et je rajouterais personnellement, les moyens de stockage qui deviendront très rapidement accessibles au particulier.
Ce projet ruineux va totalement à l'encontre des réalités techniques, technologiques et économiques de notre époque et de la toute prochaine décennie, en êtes-vous conscients ?
Nous avons du mal à croire que vous soyez à ce point déconnecté des réalités de terrain ?
Désolé d'avoir été aussi abrupte mais je pense, en tant qu'ancien agent EDF et de nombreux collègues de chez vous pensent également la même chose que, faute de vigilance, la grande maison EDF a perdu une bonne partie de son héritage technique et humain au profit d'une économie de marché totalement déshumanisée.
Bref, ABANDONNEZ-CE PROJET !!!
Guy Larrigade
Animateur de l'atelier Economies d'Energie du réseau associatif « La Citoyenneté en Action » Landes Côte Sud.

Pièces Jointes : 1509878434_Argumentaires contre le projet INELFE GL 5-11-2017.pdf

Réponse RTE : Bonjour,

RTE prend note de cette brève prospective de ce que pourrait être le paysage énergétique au cours de la prochaine décennie.
 
A cette occasion, nous souhaitions rappeler que c'est aussi l'objet du travail réalisé périodiquement dans le cadre du TYNDP que de proposer un cadre d'analyse pour le développement du réseau à moyen-long terme. Nous souhaitions également rappeler, que le TYNDP n'est pas un exercice franco-français, mais un exercice réalisé conjointement par l'ensemble des gestionnaires de réseau européens, en lien avec les régulateurs de l'énergie nationaux.

Ce travail d'analyse repose en premier lieu sur la définition de futurs possibles dans le domaine de l'énergie, pour les différents pays de l'Union Européenne. Il convient d'ailleurs de noter que, eu égard à l'extrême prudence qu'il convient d'avoir lorsque l'on prend le risque de décrire des modèles énergétiques pour les décennies à venir, ce n'est pas un, mais quatre futurs possibles qui sont retenus pour analyser les besoins en réseau.

On soulignera de plus que la réflexion conduisant à la définition de scénarios possibles n'est pas le monopole des seuls experts appartenant aux gestionnaires de réseau européen. La détermination des scénarios utilisés dans le cadre du TYNDP passe par un exercice de co-construction impliquant toutes les parties prenantes qui le souhaitent. Ainsi, dans le cadre du TYNDP 2016, deux ateliers publics, l'un en septembre 2014 et l'autre en mars 2015 ont été consacrés à la méthodologie de définition des différents scénarios suivant des approches  top-down et bottom-up. Pour sa part, le corps d'hypothèses pour l'étude des besoins en développement de réseau a fait l'objet d'un rapport soumis à la consultation du public en mai 2015. Il était explicitement demandé à l'occasion de cette consultation, l'avis des parties prenantes sur le caractère réaliste des visions proposées pour cerner l'horizon 2030 ( https://www.entsoe.eu/Documents/TYNDP%20documents/TYNDP%202016/150521_TYNDP2016_Scenario_Development_Report_for_consultationv2.pdf).
 
L'opportunité du projet Golfe de Gascogne procède ainsi d'études réalisés dans un cadre d'analyse défini de façon transparente, en associant des experts européens de sensibilités différentes dans les domaines de l'énergie et de l'environnement.
 
Il reste toutefois légitime de s'interroger sur la pertinence d'une interconnexion comme Golfe de Gascogne à des horizons plus éloignés que ceux considérés par l'ENTSO-E dans le TYNDP. A ce titre, on remarquera que même dans l'hypothèse d'un mix 100% renouvelable tel qu'imaginé  par l'ADEME dans une étude réalisée à l'horizon 2050 (*), le réseau électrique, tant pour des besoins liés aux échanges inter-régionaux qu'aux besoins d'échanges internationaux, ne perd pas sa raison d'être et continue de se développer. 
 
(*) UN MIX ÉLECTRIQUE 100 % RENOUVELABLE ? ANALYSES ET OPTIMISATIONS : S Y N T H È S E T E C H N I Q U E E T S Y N T H È S E  D E  L ' É V A L U A T I O N M A C R O - É C O N O M I Q U E) (http://www.ademe.fr/sites/default/files/assets/documents/mix100-enre-synthese-technique-macro-economique-8892.pdf).
 
La conclusion figurant en p20 du rapport de synthèse est de ce point de vue explicite.
 
« Les capacités d'échanges inter-régionales associées au mix optimisé 100 % renouvelable devraient se voir accrues de 36 % par rapport à la situation actuelle. En outre, des renforcements des interconnexions aux frontières sont également prévus (ceux-ci ont été fixés en amont, à partir des hypothèses du scénario Nouveau Mix de RTE), de 14 à 23 GW à l'export et de 11 à 16 GW à l'import.

Ces interconnexions permettent de bénéficier du foisonnement des productions renouvelables entre la France et ses voisins (régimes de vent et décalages entre les pics d'ensoleillement). Il a ainsi été avéré qu'une fourniture d'électricité 100 % renouvelable sur le territoire français pouvait s'intégrer dans le cadre d'une politique européenne favorisant fortement les EnR, avec un taux de pénétration renouvelable de 80 % dans les pays frontaliers, et un équilibre global annuel importateur nul. Des calculs spécifiques ont été réalisés dans le cadre d'une variante modélisant le réseau de répartition (63 - 90kV). Les résultats obtenus ont permis de mettre en évidence un faible impact de la prise en compte du réseau de répartition à la fois sur le mix optimal obtenu, et sur le coût global associé ».

Cordialement,
RTE

Date : 03/11/2017

A l'heure de l'énergie renouvelable, hors le contexte écologique que je ne maîtrise pas mais qui à mon sens n'aura pas un impact environnemental, je pense que ce projet est bon et indispensable pour notre société qui veut sortir du nucléaire mais en même temps demande toujours un peu plus d'énergie électrique.
Réponse RTE : Bonjour,
 
Nous vous remercions de votre contribution et nous prenons note de votre avis.

Cordialement,
RTE

Date : 02/11/2017

Bonjour,

Veuillez trouver ci-joint la réponse du CADE aux réponses de RTE.
au nom du Collectif des Associations de défense de l'Environnement Pays basque Sud des landes: M pachon.

Date : 02/11/2017

Je suis résolument contre ce projet pharaonique qui va encore occasionner des dépenses inconsidérées et pour moi tout à fait inutiles. La tendance est aux économies d'énergie et non à l'augmentation comme on veut nous le faire croire. Les échanges d'électricité entre la France et l'Espagne existent déjà suffisamment, et je ne vois pas la nécessité de créer cette ligne sous- marine et terrestre qui va polluer à la fois un peu plus notre environnement marin, la faune marine n'en a aucunement besoin, et la faune terrestre non plus.
Réponse RTE : Bonjour,

Les analyses réalisés à la maille européenne attestent de l'intérêt socio-économique de l'interconnexion Golfe de Gascogne  qui a été validé par les régulateurs de l'énergie français et espagnol (voir la délibération n°2017-204 de la CRE du 21 septembre 2017, adoptant la décision conjointe de répartition transfrontalière des coûts du projet Golfe de Gascogne et la décision commune associée  http://www.cre.fr/content/download/16387/202895/version/2/file/170921-204-GolfeDeGascogne.pdf). Ce faisant, les régulateurs considèrent donc que l'augmentation des échanges entre la France et l'Espagne ainsi que les dépenses liées au projet sont justifiées.
        
Réaliser des économies d'énergie pour aller vers une énergie plus propre n'exclut pas le développement du réseau électrique en général et des interconnexions en particulier. En premier lieu, il convient de noter que l'analyse des économies en énergie ne doit pas se faire à un périmètre limité à l'énergie électrique. Cette question doivent être analysée plus largement, en considérant simultanément les différentes sources d'énergie, charbon, pétrole électricité, ... et leurs usages. Dans ce cadre, il est possible d'identifier des économies sur l'ensemble de la consommation énergétique globale de la Collectivité, en procédant pour, certains usages, à des substitutions entre ces différentes sources d'énergies.
 
C'est dans cette logique que s'inscrit le scénario « révolution européenne verte » du« Ten Years Network Development Plan 2016 »  d'Entso-e (http://tyndp.entsoe.eu/) dont vous trouverez sur le site du projet la traduction. Ce sont les scénarios d'évolution de la production et de la consommation européenne contenus dans le TYNDP 2016 qui sous-tendent la justification technico-économique du projet. Comme indiqué dans la délibération de la CRE du 21 septembre 2017, c'est dans le scénario « révolution européenne verte » du TYNDP 2016 que le projet golfe de Gascogne présente l'efficacité la plus grande.
 
Dans ce scénario, la demande en électricité reflète :
-        d'une part les efforts en efficacité énergétique qui sont faits dans les usages traditionnels de l'électricité avec un développement important de la micro-production ou des pompes à chaleur, et en considérant un environnement réglementaire plus exigeant (pour la conceptions des bâtiments, par exemple),
-        et d'autre part les économies en énergies réalisées en substituant l'électricité à d'autres énergies pour certains usages lorsque l'électricité permet, pour ces usages, une utilisation plus efficace de l'énergie consommée (exemple, secteur des transports).
 
Ainsi, évoluer vers une consommation plus efficace d'une énergie plus propre et plus ne se traduit pas nécessairement par la stagnation ou la baisse de la consommation en électricité mais peut se traduire, au contraire, par une croissance modérée de celle-ci.
A ce titre, on remarquera que même dans l'hypothèse d'un mix 100% renouvelable tel qu'imaginé  par l'ADEME dans une étude réalisée à l'horizon 2050 (*), le réseau électrique, tant pour des besoins liés aux échanges inter-régionaux qu'aux besoins d'échanges internationaux, ne perd pas sa raison d'être et continue de se développer. 
 
(*) UN MIX ÉLECTRIQUE 100 % RENOUVELABLE ? ANALYSES ET OPTIMISATIONS : S Y N T H È S E T E C H N I Q U E E T S Y N T H È S E  D E  L ' É V A L U A T I O N M A C R O - É C O N O M I Q U E) (http://www.ademe.fr/sites/default/files/assets/documents/mix100-enre-synthese-technique-macro-economique-8892.pdf).
 
La conclusion figurant en p20 du rapport de synthèse est de ce point de vue explicite.
 
« Les capacités d'échanges inter-régionales associées au mix optimisé 100 % renouvelable devraient se voir accrues de 36 % par rapport à la situation actuelle. En outre, des renforcements des interconnexions aux frontières sont également prévus (ceux-ci ont été fixés en amont, à partir des hypothèses du scénario Nouveau Mix de RTE), de 14 à 23 GW à l'export et de 11 à 16 GW à l'import.
Ces interconnexions permettent de bénéficier du foisonnement des productions renouvelables entre la France et ses voisins (régimes de vent et décalages entre les pics d'ensoleillement). Il a ainsi été avéré qu'une fourniture d'électricité 100 % renouvelable sur le territoire français pouvait s'intégrer dans le cadre d'une politique européenne favorisant fortement les EnR, avec un taux de pénétration renouvelable de 80 % dans les pays frontaliers, et un équilibre global annuel importateur nul. Des calculs spécifiques ont été réalisés dans le cadre d'une variante modélisant le réseau de répartition (63 - 90kV). Les résultats obtenus ont permis de mettre en évidence un faible impact de la prise en compte du réseau de répartition à la fois sur le mix optimal obtenu, et sur le coût global associé ».

Enfin, la séquence « éviter, réduire, compenser » (ERC) guide l'élaboration du projet. Elle a pour objectif d'éviter les atteintes à l'environnement, de réduire celles qui n'ont pu être suffisamment évitées et de compenser les effets notables qui n'ont pu être ni évités, ni suffisamment réduits. Une Etude d'Impact sera réalisée pour ce projet et sera mise à disposition du public.

Cordialement,
RTE

Date : 01/11/2017

Pourquoi ce projet alors que la France et l'Espagne ont une capacité électrique excédentaire ?
En effet, en 2014, la France avait une capacité de production installée de 129 GW soit 1,6 fois sa consommation et l'Espagne avec une capacité de production installée de 103 GW soit plus de 2,6 fois sa consommation. De plus RTE indique dans la synthèse presse du Bilan électrique français 2016, page 8, une stabilisation de la consommation annuelle d'électricité pour la sixième année consécutive en France. En Espagne, la consommation a chuté de 11% entre 2008 et 2014 et de 4% en France.

L'interconnexion actuelle France-Espagne est suffisante et récemment a été accrue. Elle n'est pas de 2,8 GW comme indiqué dans le document de présentation mais de 3,7 GW. En effet RTE annonce p.6 du Bilan électrique français 2016 synthèse presse que grâce à l'interconnexion Baixas-Santa Llogaia opérationnelle depuis octobre 2015, « les échanges commerciaux entre la France et l'Espagne ont pu atteindre jusqu'à 3500 MW (soit 3,5 GW) en export et 2983 MW (soit 2,983 GW) en import en novembre 2016. »
Si l'on tient compte des travaux effectués à la sous station d'Arkale (460 MW supplémentaires), la capacité d'interconnexion avoisine 3,7 GW. C'est plus qu'entre la France et l'Allemagne, la France et le Royaume Uni, la France et la Belgique, la France et la Suisse et la France et l'Italie.

Or cette capacité actuelle d'interconnexion est sous-utilisée : en 2015, les exportations françaises vers l'Espagne ont atteint 9.300 GWh, soit, en divisant par les 8760h de l'année, en moyenne une capacité utilisée de seulement 1060 MW pour 2400 MW disponibles, laissant apparaître une surcapacité d'un facteur 2,3. En 2016, ces exportations ont augmenté à 12.100 GWh soit une capacité utilisée de 1380 MW pour 2500 MW disponibles soit une surcapacité d'un facteur 1,8.
Alors comment justifier de construire une nouvelle ligne dans le Golfe de Gascogne de 2000 MW pour un cout de 1.8 Mds € (à répercuter sur les factures des clients, +1.5% en Espagne selon des médias) alors que ses faibles recettes ("En 2015, les revenus générés à l'interconnexion France - Espagne ont représenté 75 M€", Commission de Régulation de l'Energie (CRE)) ne pourront couvrir ni ses couts d'investissement ni d'exploitation et de maintenance. De plus, le financement tant par RTE (filiale d'EDF et de la Caisse des Dépôts) que par des subventions européennes n'est pas assuré.
La France a déjà atteint les 10 % de sa capacité de production qui doivent être consacrés aux interconnexions électriques des Etats membres.
Un tableau de la Commission de Régulation de l'Energie (file:///C:/Documents%20and%20Settings/Victor/Mes%20documents/CADE12/THT/Interconnexions%20-%20R%C3%A9seaux%20publics%20d'%C3%A9lectricit%C3%A9%20-%20R%C3%A9seaux%20-%20CRE.htm ) montre qu'avec avec 13500 MW (13,5 GW) en export et 9800 MW 9,8 GW) en import la France a dépassé ses 10%. D'autant plus qu'il existe d'autres projets: 700MW avec l'Irlande, 1000MW avec la Belgique, renforcement avec l'Allemagne, 3 projets avec la Suisse de 500 MW, 600MW et 1000MW.
Les documents du projet annoncent que l'Espagne n'en serait qu'à 6,5 %. On peut considérer qu'elle en est à 3,7 GW avec la France et qu'il convient d'ajouter les 3 GW existants entre l'Espagne et le Portugal et les 0,4 GW entre l'Espagne et le Maroc. Cela fait 7,1 GW. ( soit 6,9% par rapport à une capacité de production de 103 GW)
De nombreuses études indépendantes (dont de l'OMS) ont démontré que les lignes THT (même enterrées) génèrent une forte pollution électromagnétique, avec des conséquences désastreuses pour la santé des populations vivant à proximité: cancers, migraines, problèmes de fertilité, troubles du sommeil, allergies, fatigue, etc., outre des niveaux élevés de nuisance acoustique. Cette pollution électromagnétique affecte tant les personnes que la faune même à distance.
De plus, les lignes THT provoquent aussi des dégâts environnementaux de par la nécessité de maintenir un espace dégagé autour des câbles. Ceci cause un impact significatif sur les paysages et altère la flore et la faune des écosystèmes traversés affectant en particulier l'élevage et le tourisme mais sans retombées économiques pour les zones affectées. Les câbles sous-marins affectent aussi des écosystèmes marins fragiles, certains protégés dans le Golfe de Gascogne.
Dans ces conditions, pourquoi d'augmenter de manière disproportionnée le taux d'interconnexion aux coûts importants alors que les capacités actuelles sont déjà sur-capacitaires ?
Pierre Recarte
Président de l'association de défense de l'environnement Nivelle-Bidassoa (250 membres)
Réponse RTE : Bonjour,

Votre contribution reprenant la contribution du CADE, nous vous invitons à consulter le document que nous avons joint à notre réponse.

Cordialement,
RTE

Date : 01/11/2017

Ce projet couteux ne parait pas nécessaire , France et Espagne produisent bien plus qu'ils ne consomment.
Pour la France, il vaudrait mieux investir dans l'arrêt du nucléaire, la production d'énergies renouvelables .
Par ailleurs il serait opportun d'encourager les économies d'énergie voire l'autoconsommation.
Réponse RTE : Bonjour,

Nous prenons note de votre avis.

Cordialement,
RTE

Date : 01/11/2017

Encore un projet inutile et ruineux au service de la spéculation et non de la population. Michèle URRUTIAGUER ITXASSOU
Réponse RTE : Bonjour,

Nous prenons note de votre avis.

Cordialement,
RTE

Date : 30/10/2017

27/10/17
Contribution n°6 sur le registre

Ce projet nécessite un débat public étant donné le coût.
Réponse RTE : Bonjour,
 
Les ordonnances du 3 aout 2016 portant réforme des procédures destinées à assurer l'information et la participation du public à l'élaboration de certaines décisions susceptibles d'avoir une incidence sur l'environnement prévoient une saisine obligatoire de la CNDP en vue d'une concertation préalable sous l'égide d'un garant pour la création de lignes électriques de tension supérieure à 400 kV et d'une longueur supérieure à 10 km.
RTE a saisi la CNDP en juin 2017 pour le projet golfe de Gascogne. La CNDP a désigné M. Acchiardi comme garant de la concertation préalable par décision du 5 juillet 2017.
 
Cordialement,
RTE
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