Contribuez au projet d'interconnexion électrique France-Espagne par le golfe de Gascogne

Photo océan

Cette plateforme de concertation est ouverte du 4 octobre au 18 janvier. Elle vous permet de poser vos questions et d'obtenir une réponse de la part du maitre d'ouvrage, RTE. L'adresse email que vous saisissez dans le formulaire n'apparaitra pas néanmoins l'intégralité de votre message sera public. Toute question une fois modérée sera visible par tous et anonyme, la réponse sera de même visible par tous sur cette même plateforme. Si vous souhaitez contacter le garant en toute confidentialité, vous pourrez le contacter par courriel : walter.acchiardi@garant-cndp.fr ou à l'adresse suivante

Commission nationale de débat public / CNDP

à l'attention de Monsieur Walter Acchiardi, garant

244, boulevard Saint Germain - 75007 Paris

  Contributions :

Date : 11/11/2017

Le rapport critique de la CRE (2016) sur le câble électrique du Golfe de Gascogne
Dans un rapport détaillé et argumenté de juin 2016, la Commission de Régulation de l'Energie (CRE) émettait de vives critiques sur les projets d'interconnexion électriques et gazières avec l'Espagne dont le câble sous-marin en très haute tension (THT) du Golfe de Gascogne. Ces critiques de ce méga-projet d'au moins 1750 M€ en soulignent les points faibles (sans besoins réels, sans visibilité de sa faisabilité technique ni de son coût-efficacité) et sont reprises dans cet article "Energie : l'afflux de projets d'interconnexion inquiète le régulateur" des Echos*:
1. "Le régulateur juge que la France est aujourd'hui « bien interconnectée avec ses voisins », et que l'utilisation de ces lignes et tuyaux « est désormais largement optimisée ».
Dans ce contexte, il entend veiller « à éviter que les consommateurs de gaz et d'électricité ne soient exposés à des coûts considérables pour construire des infrastructures dont l'utilité pour la construction du marché européen et la sécurité d'approvisionnement n'aurait pas été démontrée ».

2. Le projet Golfe de Gascogne est « totalement prématuré » : après la mise en service d'une interconnexion côté pyrénéen l'an dernier, ce projet vise, côté Atlantique, à faire passer des câbles sous-marins entre la France et l'Espagne pour accroître les échanges à hauteur de 2.200 mégawatts (l'équivalent de deux réacteurs nucléaires) à l'horizon 2023, pour un coût aujourd'hui évalué entre 1,6 et 2 milliards d'euros. Un projet très complexe, car il devra passer par une fosse sous-marine. « Il n'y a aucune visibilité de la faisabilité technique de l'opération, et il y a un emballement de la Commission européenne, avant même d'avoir un rapport coût-efficacité du projet ", critiquait Philippe de Ladoucette (Président de la CRE en 2016).

Capacité actuelle d'interconnexion sous-utilisée : Auparavant, la CRE dans sa Délibération du 26 novembre 2015** soulignait une sous-utilisation de la capacité actuelle d'interconnexion: "Toutefois, en 2014, les capacités offertes n'ont été en moyenne que de 1 040 MW de la France vers l'Espagne et de 860 MW de l'Espagne vers la France, alors que la capacité maximale à réseau complet est de 1 400 MW dans la direction France vers Espagne et 1 000 MW dans la direction Espagne vers France. La capacité offerte au marché a donc été nettement inférieure à la capacité maximale théorique des interconnexions." En 2015, les exportations françaises vers l'Espagne ont bondi de +56% pour atteindre 9.300 GWh, soit, en divisant par les 8760h de l'année, en moyenne une capacité utilisée de seulement 1060 MW pour 2400 MW disponibles dans le sens France vers l'Espagne, laissant apparaître une surcapacité d'un facteur 2,3.

En 2016, ces exportations d'EdF ont encore augmenté (+30%) à 12.100 GWh soit une capacité utilisée de 1380 MW pour 2500 MW disponibles soit une surcapacité d'un facteur 1,8.
La CRE confirme cette situation de surcapacité dans son rapport détaillé de juin 2016***: "la capacité de Baixas-Santa Llogaia n'est pas encore à son maximum technique: "La capacité commerciale constatée, de la mise en service de cette ligne jusqu'à fin 2015, n'a cependant été en moyenne que de 2000 MW à l'export et de 1800 MW à l'import. Au cours des quatre premiers mois de 2016, la capacité commerciale moyenne constatée est passée à 2400 MW à l'export et 2000 MW à l'import. La capacité commerciale ne pourra atteindre son objectif de 2800 MW en moyenne qu'après la réalisation de travaux de renforcements du réseau interne espagnol".

Depuis l'été 2017, la capacité totale d'interconnexion est passée à 3700 MW du fait de la mise à niveau de la sous-station d'Arkale (Gipuzkoa) avec +460 MW (et pour seulement 20 M€ !), augmentant ainsi la capacité des 2 lignes THT terrestres de la côte basque de 2550 MW à plus de 3000 MW. Aussi, ce projet du Golfe de Gascogne viendrait ajouter à grand frais de nouvelles surcapacités et en plus du côté Atlantique qui représente déjà plus de 80% de la capacité totale transfrontalière.

* Energie : l'afflux de projets d'interconnexion inquiète le régulateur (Les Echos, 15 juin 2016)- https://www.lesechos.fr/15/06/2016/lesechos.fr/0211028300361_energie---l-afflux-de-projets-d-interconnexion-inquiete-le-regulateur.htm#F5pfqLHqPcdGt1P0.99
** Délibération de la CRE du 26 novembre 2015 portant avis sur les règles de répartition des capacités sur la frontière France-Espagne à la suite de la mise en service d'une nouvelle interconnexion entre les deux pays-http://www.cre.fr/documents/deliberations/avis/interconnexion-electrique-france-espagne
*** Rapport CRE: les enjeux économiques des interconnexions (15/06/2016)- http://www.cre.fr/documents/presse/communiques-de-presse/la-cre-les-enjeux-economiques-des-interconnexions

Le Réseau de Soutien Mutuel en Réponse aux Mégaprojets Energétiques :
redapoyopirineo@gmail.com
http://autopistaelectricano.blogspot.com.es/

Pièces Jointes : 1510403225_THT Golfe de Gascogne_rapport critique CRE 2016_Reseau nov017.pdf

Date : 11/11/2017

Veuillez trouver en pièce jointe l'avis des Amis de la Terre des Landes concernant ce projet qui nous semble aussi fumeux et inintéressant que le projet du stockage de gaz de Pouillon du même groupe EDF que nous avons contribué à faire échouer.

A la vue de l'argumentation que nous développons, vous comprendrez notre opposition résolue.

Pièces Jointes : 1510392585_Interconnexion THT Gascogne.pdf

Date : 10/11/2017

Veuillez trouver en PJ l'argumentaire des Amis de la Terre des Landes.

Il est bien évident qu'un tel projet qui semble aussi aussi fumeux que le fut le défunt projet de stockage de gaz à Pouillon du même groupe EDF, ne devra pas aller au delà de cette concertation.

La Amis de la Terre des Landes

Pièces Jointes : 1510340484_Interconnexion THT Gascogne.pdf

Date : 10/11/2017

je ne suis pas trop capable (ni vraiment motivée) pr m'interesser à l'aspect technique du sujet ,mais depuis tt d'années que je vois agir le CADE et Victor Pachon ,le travail énorme,et efficace qu'ils ont produit sur d'autres problèmes je me range totalement à leur avis.Merci à eux de ce qu'ils font.,
Réponse RTE : Bonjour,
 
Nous prenons note de votre avis.

Cordialement,
RTE

Date : 06/11/2017

Comme dans ma contribution du 2 nov la pièce jointe n'apparait pas, j'imagine que j'ai du oublié de la joindre. La voici donc

Pièces Jointes : 1509965638_Réponse du CADE à la réponse de RTE.pdf

Date : 05/11/2017

Bonjour
Ne vaudrait il pas mieux dépenser ces millions d'euros dans la réhabilitation des bâtiments d'habitation et tertiaire qui consomment bcp d'énergie ?

Date : 05/11/2017

Un bref état des lieux sur la production et la consommation énergétique associé à une brève projection sur la prochaine décennie, afin de montrer à quel point ce projet nous parait hors-sol.

La consommation d'énergie électrique du résidentiel et du tertiaire cumulés est proche de 70% de la consommation globale annuelle. Ce sont les chiffres produits par RTE dans ses propres rapports d'activité annuels.
Or, récemment, lors d'une interview le PDG du groupe EDF, M. LEVY, constataient que quelques dizaines de milliers de particuliers étaient devenus producteurs d'électricité photovoltaïque en mode autoconsommation, et que dans quelques années il pensait que ce chiffre pourrait s'élever à quelques centaines de milliers, voire même à 5 ou 6 millions d'auto-producteurs d'électricité d'ici 2025.
Dans son ouvrage « La 3ème révolution industrielle » (ou comment le pouvoir latéral va transformer l'énergie...), Jérémy Rifkin ne s'y était pas trompé. La décroissance énergétique et la relocalisation de la production d'énergie électrique sont aujourd'hui en marche et il semble que rien ne pourra les arrêter. Ce même Jérémy Rifkin dans une interview de Télérama publiée le 18 septembre 2014 répondait ceci à la question d'un journaliste :
« La société occidentale - aujourd'hui attachée à un modèle vertical et hiérarchique - peut-elle s'adapter rapidement à ce modèle « horizontal » ?
Certains s'y mettent, en particulier dans le domaine de l'énergie. Et mieux vaut ne pas trop tarder. Car, comme je l'ai dit aux cinq plus gros groupes énergétiques allemands devant la chancelière Angela Merkel, et aux dirigeants d'EDF : « vous allez changer de métier ». Quand des millions d'individus produiront leur propre énergie gratuitement et l'échangeront sur Internet, ne comptez pas gagner de l'argent en fabriquant du courant électrique... »
Aujourd'hui, nous avons amorcé l'inversion de la courbe de croissance de la consommation énergétique (pour de vrai cette fois-ci pas comme pour celle du chômage...). Cette décroissance va s'accentuer dans les prochaines années pour les raisons suivantes :
- Celle invoquée par M. LEVY qui concerne le développement fulgurant et prévisible des auto-producteurs d'énergie en mode auto-consommation.
- Les budgets de plus en plus conséquents alloués aux collectivités territoriales pour renforcer l'isolation thermique des bâtiments qui, pour bon nombre d'entre eux, sont de véritables passoires énergétiques.
- Les normes énergétiques relatives au bâtiment (RT2012 aujourd'hui) qui vont se durcir avec l'arrivée de la RT2020 (les maisons passives). Des maisons qui produiront plus d'énergie qu'elles n'en consomment.
- Le nombre croissant d'associations, de collectifs qui s'impliquent au niveau local, départemental et régional dans une démarche de décroissance énergétique en s'appuyant sur le vrai scénario Négawatt en respectant scrupuleusement la chronologie Sobriété, Efficacité et Energies Renouvelables qu'impose ce scénario, et je rajouterais personnellement, les moyens de stockage qui deviendront très rapidement accessibles au particulier.
Ce projet ruineux va totalement à l'encontre des réalités techniques, technologiques et économiques de notre époque et de la toute prochaine décennie, en êtes-vous conscients ?
Nous avons du mal à croire que vous soyez à ce point déconnecté des réalités de terrain ?
Désolé d'avoir été aussi abrupte mais je pense, en tant qu'ancien agent EDF et de nombreux collègues de chez vous pensent également la même chose que, faute de vigilance, la grande maison EDF a perdu une bonne partie de son héritage technique et humain au profit d'une économie de marché totalement déshumanisée.
Bref, ABANDONNEZ-CE PROJET !!!
Guy Larrigade
Animateur de l'atelier Economies d'Energie du réseau associatif « La Citoyenneté en Action » Landes Côte Sud.

Pièces Jointes : 1509878434_Argumentaires contre le projet INELFE GL 5-11-2017.pdf

Réponse RTE : Bonjour,

RTE prend note de cette brève prospective de ce que pourrait être le paysage énergétique au cours de la prochaine décennie.
 
A cette occasion, nous souhaitions rappeler que c'est aussi l'objet du travail réalisé périodiquement dans le cadre du TYNDP que de proposer un cadre d'analyse pour le développement du réseau à moyen-long terme. Nous souhaitions également rappeler, que le TYNDP n'est pas un exercice franco-français, mais un exercice réalisé conjointement par l'ensemble des gestionnaires de réseau européens, en lien avec les régulateurs de l'énergie nationaux.

Ce travail d'analyse repose en premier lieu sur la définition de futurs possibles dans le domaine de l'énergie, pour les différents pays de l'Union Européenne. Il convient d'ailleurs de noter que, eu égard à l'extrême prudence qu'il convient d'avoir lorsque l'on prend le risque de décrire des modèles énergétiques pour les décennies à venir, ce n'est pas un, mais quatre futurs possibles qui sont retenus pour analyser les besoins en réseau.

On soulignera de plus que la réflexion conduisant à la définition de scénarios possibles n'est pas le monopole des seuls experts appartenant aux gestionnaires de réseau européen. La détermination des scénarios utilisés dans le cadre du TYNDP passe par un exercice de co-construction impliquant toutes les parties prenantes qui le souhaitent. Ainsi, dans le cadre du TYNDP 2016, deux ateliers publics, l'un en septembre 2014 et l'autre en mars 2015 ont été consacrés à la méthodologie de définition des différents scénarios suivant des approches  top-down et bottom-up. Pour sa part, le corps d'hypothèses pour l'étude des besoins en développement de réseau a fait l'objet d'un rapport soumis à la consultation du public en mai 2015. Il était explicitement demandé à l'occasion de cette consultation, l'avis des parties prenantes sur le caractère réaliste des visions proposées pour cerner l'horizon 2030 ( https://www.entsoe.eu/Documents/TYNDP%20documents/TYNDP%202016/150521_TYNDP2016_Scenario_Development_Report_for_consultationv2.pdf).
 
L'opportunité du projet Golfe de Gascogne procède ainsi d'études réalisés dans un cadre d'analyse défini de façon transparente, en associant des experts européens de sensibilités différentes dans les domaines de l'énergie et de l'environnement.
 
Il reste toutefois légitime de s'interroger sur la pertinence d'une interconnexion comme Golfe de Gascogne à des horizons plus éloignés que ceux considérés par l'ENTSO-E dans le TYNDP. A ce titre, on remarquera que même dans l'hypothèse d'un mix 100% renouvelable tel qu'imaginé  par l'ADEME dans une étude réalisée à l'horizon 2050 (*), le réseau électrique, tant pour des besoins liés aux échanges inter-régionaux qu'aux besoins d'échanges internationaux, ne perd pas sa raison d'être et continue de se développer. 
 
(*) UN MIX ÉLECTRIQUE 100 % RENOUVELABLE ? ANALYSES ET OPTIMISATIONS : S Y N T H È S E T E C H N I Q U E E T S Y N T H È S E  D E  L ' É V A L U A T I O N M A C R O - É C O N O M I Q U E) (http://www.ademe.fr/sites/default/files/assets/documents/mix100-enre-synthese-technique-macro-economique-8892.pdf).
 
La conclusion figurant en p20 du rapport de synthèse est de ce point de vue explicite.
 
« Les capacités d'échanges inter-régionales associées au mix optimisé 100 % renouvelable devraient se voir accrues de 36 % par rapport à la situation actuelle. En outre, des renforcements des interconnexions aux frontières sont également prévus (ceux-ci ont été fixés en amont, à partir des hypothèses du scénario Nouveau Mix de RTE), de 14 à 23 GW à l'export et de 11 à 16 GW à l'import.

Ces interconnexions permettent de bénéficier du foisonnement des productions renouvelables entre la France et ses voisins (régimes de vent et décalages entre les pics d'ensoleillement). Il a ainsi été avéré qu'une fourniture d'électricité 100 % renouvelable sur le territoire français pouvait s'intégrer dans le cadre d'une politique européenne favorisant fortement les EnR, avec un taux de pénétration renouvelable de 80 % dans les pays frontaliers, et un équilibre global annuel importateur nul. Des calculs spécifiques ont été réalisés dans le cadre d'une variante modélisant le réseau de répartition (63 - 90kV). Les résultats obtenus ont permis de mettre en évidence un faible impact de la prise en compte du réseau de répartition à la fois sur le mix optimal obtenu, et sur le coût global associé ».

Cordialement,
RTE

Date : 03/11/2017

A l'heure de l'énergie renouvelable, hors le contexte écologique que je ne maîtrise pas mais qui à mon sens n'aura pas un impact environnemental, je pense que ce projet est bon et indispensable pour notre société qui veut sortir du nucléaire mais en même temps demande toujours un peu plus d'énergie électrique.
Réponse RTE : Bonjour,
 
Nous vous remercions de votre contribution et nous prenons note de votre avis.

Cordialement,
RTE

Date : 02/11/2017

Bonjour,

Veuillez trouver ci-joint la réponse du CADE aux réponses de RTE.
au nom du Collectif des Associations de défense de l'Environnement Pays basque Sud des landes: M pachon.

Date : 02/11/2017

Je suis résolument contre ce projet pharaonique qui va encore occasionner des dépenses inconsidérées et pour moi tout à fait inutiles. La tendance est aux économies d'énergie et non à l'augmentation comme on veut nous le faire croire. Les échanges d'électricité entre la France et l'Espagne existent déjà suffisamment, et je ne vois pas la nécessité de créer cette ligne sous- marine et terrestre qui va polluer à la fois un peu plus notre environnement marin, la faune marine n'en a aucunement besoin, et la faune terrestre non plus.
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